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lundi 6 juillet 2009

Liverpool, sur les traces des Beatles - Saturday, 4th June 2009

Après Londres, Manchester et Lancaster, j'ai enfin visité Liverpool:le berceau des Beatles!
Avec Bartek et Piotr, les deux polonais du labo, nous avons pris le bus en direction de Liverpool, 2h de route! On a été courageux! mais c'est tellement moins cher que le train... et puis en week-end, on a tout notre temps, on n'est pas pres-sé!
Alors voilà! Nous avons commencé par les docks et les quais. Ci-dessous les "3 Grâces" situées à Pier Head, ce sont trois bâtiments très reconnaissables de Liverpool.

the Royal Liver Building
Liver, vient du nom des oiseaux représentés au sommet des deux dômes, the Liver Bird", une créature fantastique (peu-être un croisement entre le cormoran et l'aigle).

The Cunard Building

the Port of Liverpool Building

Ensuite, nous avons pris la direction de Albert Dock à 5 min au sud. Mais avant, les rares bâtiments qui n'ont pas été détruit pendant la guerre sont maintenant entourés de bâtiments "new age", il y a donc pas mal de contraste!


Albert Dock

Ce dock a été "recyclé" en nombreux musées, restaurants, hôtels, magasins... Mais le plus important: the "Beatles story"! En face des 3 Grâces, nous avions déjà visité une petite expo dédiée à John Lennon "White Feather the Spirit of Lennon", qui était très intéressante puisqu'elle retraçait la vie privée de Lennon en même temps que sa carrière musicale. Cette expo a été créée par Cynthia et Julian Lennon, l'ex-femme et le premier fils de Lennon.
Ensuite à Albert Dock, nous avons donc visité la "vraie" expo, sur les Beatles en entier. Le musée retrace toute leur évolution, présente des lieux importants quasi à l'identique. Même ceux qui ne sont pas absolument fan, peuvent y trouver leur compte. On peut presque y sentir l'esprit des Beatles, de l'effervescence de l'époque... Ils ont composé plus de 200 chansons qui ont presque toutes été des tubes et pourtant, ils n'ont été ensemble que 9 ans!!...

le fameux "Yellow Submarine"


encore un contraste

Nous avons poursuivi notre visite des musées du dock par l'International Slavery Museum, couplé avec le Merseyside Maritime Museum. Pour le musée sur l'esclavagisme, il y a tant de choses à dire, Liverpool a été un des plus grand ports du monde à cette époque aussi. Ce qui explique l'implantation de ce musée. C'est ce qu'on appelle le devoir de mémoire!
Au détour d'un écran, j'ai appris que les plus grandes fortunes anglaises de l'époque, qui étaient bien sûre liées au commerce "triangulaire", ont plus tard contribué à construire des banques qui existent encore aujourd'hui... HSBC, Barclays. Ça fait bizarre de savoir ça!

Pour le Maritime Museum, ben nous avons pu entre autre voir la maquette originale du ... Titanic! Of course!


Billy Fury's statue (Ronald Wycherley)

Enfin, de retour vers le centre-ville, nous avons joué à un sacré jeu de piste... retrouver des statues, rues, lieux liés au Beatles!

La statue d'Eleanor Rigby

et la rue Matthew...

le plus vieux magasins de Beatlemania

The Grapes
un bar où les Beatles avaient l'habitude de se réfugier pour éviter les hordes de fans adolescents qui ne pouvaient pas entrer dans les pubs!

Ainsi que le mur de brique avec le nom de tous les groupes qui ont joué à "The Cavern Club", lieu "glauque" où les Beatles ont fait leurs débuts avant de devenir si célèbre!



Au hasard des rues, nous avons aussi trouvé une sculpture, the "SuperLambanana"!


Ou encore un étrange bâtiment désaffecté, avec une partie circulaire de la façade qui était animée!



Juste pour vous montrer comme il faisait beau dans le ciel!!


Sur le trajet du retour, j'ai profité des 2h de bus, pour prendre mon premier cours de... polonais!!
Non on ne m'arrêtera pas!

Do Zobaczenia

jeudi 2 juillet 2009

Londres _ Samedi 20 et Dimanche 21 juin 2009

Il y a deux semaines, en manque de voyage, j'ai improvisé une excursion à Londres.
J'ai profité du fait que quelques Enséarques résident là-bas dans le cadre de leur 3ème année à l'Imperial College of London! Je remercie donc avant d'oublier, Julie, ma chère binômette de projet de 2ème année pour son hospitalité (ainsi que ses collocs Ludo et Vlad, que je n'ai malheureusement pas "vu" car nous avions des horaires quelques peu "décalés").

Samedi 20 juin 2009
Le samedi matin, j'ai pris le train depuis Preston (départ à 6h00!! ouach pas facile le réveil) direction Londres! Ce qui est très appréciable à Preston, c'est la position "centrale" en Angleterre, puisque l'on peut aller rapidement à peu près partout en Angleterre. Par exemple, Londres est à moins de 2h30 en train!

Arrivée à 9h chez Julie, j'ai rencontré sa cousine Célia, j'ai posé mon sac de couchage et nous sommes allées déjeuner dans un excellent restaurant chinois "Four Season" dans la Chinatown.
Puis, je les ai quitté pour me diriger à pied en direction du Tate Britain, où je devais retrouver Benjamin, un ami de prépa, qui lui aussi faisait sa troisième année d'école d'ingé en Angleterre (à Cranfield).

Sur le chemin, au hasard d'un croisement, j'ai découvert the Institute of Contemporary Arts, à proximité de "the Mall". L'exposition du moment présente un mouvement des années 1970 en Angleterre: "concrete poetry" c'est-à-dire "la poésie concrète" ou encore "calligramme", dont j'ai pu avoir un bon aperçu. J'avais déjà entendu parlé d' "Art concret" lors d'une exposition "Horizontales-Verticales-Seules" présentée au musée Tavet-Delacour à Pontoise, mais pas de la "poésie concrète". Tout le monde peut donc mieux s'imaginer le genre, en visualisant les fameux "calligrammes" d'Apollinaire. Mais là, aucune mention de notre cher poète.





Ensuite, au Tate Britain, j'ai conduit Benjamin à l'exposition temporaire de Richard Long.
La première fois que j'ai entendu parler du Land Art, c'était au lycée avec l'option Arts Plastiques. Cet art étant éphémère, les artistes ne peuvent l'exposer qu'à l'aide de photos prises sur le moment, qui fait que je n'avais vu des photos petit format que dans les livres. Là, j'ai enfin pu voir les "grands formats". Ce que j'aime dans cet art, c'est le côté éphémère, non "invasif" sur la nature, mais inscrit dans la nature justement, en utilisant les objets présents sur place. De surcroît, la démarche de Richard Long est de présenter ce que lui (et lui seul sans l'aide de personne d'autre) a réalisé.

Après 2h30 passé au Tate Britain, nous avons remonté la Tamise à pied, direction ... le Tate Modern! Vous allez croire que je ne fais que ça.... ce qui n'est pas faux :>
Sur le quai, de nombreuses "attractions", un "policier-clown", des arbres rouges à pois blanc... nous avons même pu profiter pendant 30 secondes des trônes géants en gazon synthétique, le temps de la photo (attraction touristique du coin).




Au Tate Modern, nous avons visité l'expo permanente, regroupant des œuvres des célèbres artistes dont je ne vais pas faire la liste ici. J'adresserais une mention spéciale aux nombreux "films" que l'on peut voir tout au long du parcours... tous plus ou moins orienté en bas de la ceinture, sans complexe, mais dont nous n'avons pas du tout compris l'objectif. Comme un homme et une femme en tenue d'Adam et Eve, jouant avec une balle géante pendant 13 min!

Enfin, nous sommes retournés vers Picadilly Circus pour dîner avant de nous séparer et de rentrer chacun de notre côté!
Nouveau concept en Angleterre, le piano en "libre-service"! Sympa!

Ce fut un vrai plaisir de passe cet après-midi avec Benjamin, que je n'avais pas vu depuis 2 ans! Il faut aller à l'étranger pour se revoir! C'est un comble ça:>

Dimanche 21 juin 2009
Fête de la musique en France mais rien en Angleterre, réveillée à 4h du mat' par des oiseaux de nuit qui rentraient de soirée et qui voulaient boire une dernière bière, les canettes se trouvant... dans la salle de séjour où je dormais!
Planning de la journée, comme la veille, visite de musée! Je suis donc allée au British Museum avec Julie! Magnifique! Contrairement aux musées de la veille, celui-ci est consacré aux antiquités égyptiennes, grecques, sumériennes, celtiques, vikings.... ainsi qu'amérindiennes ou asiatiques (Inde, Thaïlande, Chine...), un mixe entre le Louvre (sans les galeries de peintures) et le musée du quai Branly!

Une des deux statues située à l'origine à l'entrée d'un palais (ou d'un tombeau)... pour protéger les habitants, ou impressionner les visiteurs mal intentionnés.

Par contre le "clou" de l'exposition est un peu plus ancien que la "Joconde"... la pierre de Rosette!

Comme ce week-end paraît aussi être un week-end culinaire, nous avons déjeuné dans un bon petit restau japonais où nous nous sommes régalées d'Okonami-Yaki, sorte de galettes de plein cuites sous nos yeux! C'était délicieux! (C'était aussi la première fois que je mangeais dans un restau japonais!) Sur le chemin du retour, nous sommes passées par le Regent's Garden.

De retour chez Julie, j'ai récupéré mon sac de couchage et mes quelques affaires avant de repartir en direction de la gare.
Fatiguée mais heureuse de ce petit week-end, tellement pressée de rentrer, j'en ai oublié... mon sac de couchage dans le train :-s
Petit sprint pour retourner à la gare, ouf! Preston était le terminus, ils ont donc récupéré mon sac de couchage!! Ça c'était pour la petite "surprise" du week-end!

samedi 27 juin 2009

Fineonine: Exposition d'étudiants en art de l'UCLAN

L'UCLan est une grande université regroupant tous les domaines, des sciences au sport en passant par la médecine et l'art.
Durant la semaine du 12 au 20 juin, les étudiants en art exposaient leur "travaux de fin d'études".
L'exposition "Fineonine" (comprendre comme "Fine art'09") se trouvant juste à côté de notre bâtiment, j'y ai conduit Bartek après le déjeuner.

Pour certains, j'ai dû paraître impitoyable envers les "travaux artistiques" présenté à l'Urbis à Manchester. Je tiens donc à m'en excuser si cela vous a blessé.
Pour me rattraper (mais aussi parce que je le pense sincèrement), au milieu des nombreux projets présenté à cette "fineonine", il y en a qui m'ont carrément plu!
N'ayant pas mon appareil photo, je n'ai pas pu jouer les paparazzis, mais pour la plupart, on pouvait prendre les cartes de visites des étudiants.

Déjà, le bâtiment où avait lieu l'exposition est un de ces vieux bâtiments, avec toutes les salles vides, peintes dans un blanc-gris, genre bâtiment désaffecté qui ne sert plus qu'à certaines occasions, typique pour exposer des expositions contemporaines! Le décor m'a carrément fait penser au "Consortium", centre d'art contemporain à Dijon, où je ne manque pas d'aller à chacun de mes passages.

Bon pour revenir à l'expo, bien sûr je ne peux pas tout raconter.
Je vais commencer par Natanya Wallwork-Blyth puisque j'ai trouvé une photo de son travail sur le site de l'UCLAN.
Sa composition: une sorte de plante tentaculaire géante (plus de 10 mètres de long) d'un magnifique bleu (qui m'a rappelé le célèbre bleu d'Yves Klein).
Pour le secret de fabrication: l'élément de base de sa composition est un collant bleu Primark (au total il y en a 110!).

Un autre travail surprenant, original mais presque ragoutant quand on y pense, celui de Ciobhan Cull qui a dû bien s'arracher les cheveux pour trouver son idée.
En effet, ses compositions sont constituées... de cheveux :>
On peut donc admirer des tissus brodés... avec des cheveux! Miam! Pour les coudre, elle a dû bien s'amuser!

Un travail un peu plus interactif, peut-être un peu plus poussé, est celui d'Hannah Connell, qui présentait son deuxième travail dans la série "Mindscape" (litt. "paysage d'esprit").
A vrai dire, il s'agissait d'une énorme boîte (2m x 2m x 2m je dirais) avec un trou à hauteur d'homme. Cette ouverture permettait de regarder à l'intérieur de son "esprit", un peu comme on pourrait espionner à travers le trou de la serrure. A l'intérieur une composition de lumières, miroir, loupe et objets divers vréant un effet secret, mystérieux, dont les ombres allaient se projeter sur les parois intérieures de la boîtes.

Après, commence la liste de quelques travaux avec lesquels j'ai moins accroché.
Par exemple celui de Ruth Orrell sur les courses de lévriers.
Ou encore ceux de personnes dont je n'ai même pas pris la carte, car leur "peinture", ressemblaient déjà à du "déjà vu". On aurait dit que ceux avaient achetés toutes les sortes de nouvelles peintures que l'on peut trouver maintenant dans les catalogues comme "Le Géant", peinture acrylique fluo, irisée, à paillettes, plus ou moins transparentes, avec différentes textures, différentes épaisseurs après séchages avec différentes. Ensuite, il auraient pris des grandes toiles et ils auraient utilisées un peu toutes les peintures, sans trop de réflexions. Merci "l'art Abstrait", mais bon y a des limites!
Après il y a le remake des "ballons pleins de peintures explosés au-dessus d'une toile qui est ensuite relevée afin que la peinture dégouline" (merci la référence à Niki de Saint-Phalle).
Mais le "must", le travail d'une fille qui doit avoir des problèmes de vocabulaire. La démarche, je vais dire pourquoi pas, ramasser un objet "perdu" par jour, tenir un carnet de ses "trouvailles" comme autant de "souvenir". Elle avait intitulé son travail "Lost & Found". Le résultat puait à 10 m à la ronde, parce que parmi ses "objets perdus", j'en aurais qualifié nombre d'entre eux comme d'"objets jetés"! Comme les tickets de train, ou les bouteilles en plastique ou en verre!
Rien qu'hier encore, j'ai vu quelqu'un ouvrir sa fenêtre de voiture pour balancer sa bouteille dans la rue, c'est tellement plus classe! Un scandale oui! Comme je l'ai déjà dit, les anglais ont des gros efforts à faire!
Bref, ils ont au moins trouvé une nouvelle "éboueuse"! Et elle a du boulot pour les 150 000 ans à venir (et plus si affinité)!

En conclusion, Bartek est reparti en disant que nous aussi on pouvait largement prétendre être des artistes contemporains, vu le travail de certains! On a hésité à annoncer à Bogdan que nous arrêtions les études scientifiques pour nous dédier à la collection des ordures! :>